VGP : les périodicités légales par type d'équipement (guide pratique)
Tous les 6 mois ou tous les 12 mois ? Ce que dit l'arrêté du 1er mars 2004 sur la périodicité des Vérifications Générales Périodiques, équipement par équipement, et comment ne plus jamais rater une échéance.
La VGP, une obligation — pas une option
La Vérification Générale Périodique (VGP) est imposée par le Code du travail (articles R4323-23 à R4323-27) pour les appareils et accessoires de levage. Son cadre pratique est fixé par l'arrêté du 1er mars 2004. L'objectif : détecter toute détérioration susceptible de créer un danger avant qu'elle ne provoque un accident.
En cas d'accident avec un équipement dont la VGP n'est pas à jour, la responsabilité pénale de l'employeur est engagée — et l'assureur peut refuser sa garantie.
Les périodicités par famille d'équipement
- 12 mois — cas général des appareils de levage : ponts roulants, palans fixes, potences, treuils, monte-charges.
- 12 mois — accessoires de levage : élingues textiles, élingues chaîne, élingues câble, manilles, crochets, palonniers.
- 6 mois — appareils mobiles ne nécessitant pas d'installation particulière : chariots élévateurs, grues auxiliaires de chargement, engins de chantier équipés pour le levage.
- 6 mois — appareils de levage de personnes : nacelles, plates-formes élévatrices mobiles (PEMP), monte-personnes.
- 3 mois — appareils mus à la main pour le levage de personnes.
À ces vérifications périodiques s'ajoutent la vérification de mise (ou remise) en service et les vérifications après toute opération de dépose/repose ou réparation importante.
Qui peut réaliser la VGP ?
La réglementation exige une personne qualifiée, appartenant ou non à l'établissement, compétente dans le domaine de la prévention des risques liés aux équipements concernés et connaissant les dispositions réglementaires. En pratique : un organisme de contrôle (Apave, Bureau Veritas, Dekra, Socotec…) ou un vérificateur interne formé et désigné par l'employeur.
Les 3 erreurs qui coûtent cher
- Calculer l'échéance depuis la date prévue plutôt que la date réelle du dernier contrôle : un glissement de quelques semaines à chaque cycle finit par sortir l'équipement de la conformité.
- Suivre le parc sur Excel : pas d'alerte, pas d'historique opposable, pas de lien entre le rapport PDF et l'équipement physique.
- Oublier les accessoires : les élingues et manilles se perdent dans les ateliers ; sans identification individuelle (étiquette QR), impossible de prouver qu'une élingue précise a été contrôlée.
Comment MaterielTrack automatise tout ça
Chaque équipement porte un QR code ; chaque contrôle déposé recalcule automatiquement la prochaine échéance selon la périodicité de l'équipement (6, 12 mois… ou « non soumis ») ; des alertes J-30, J-7 et jour J partent vers les responsables — avec escalade si rien n'est fait. Le tout alimente un [registre de sécurité conforme](/blog/registre-securite-l4711-5-obligations) consultable par l'inspection du travail.
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